Stevie Wonder fête à Paris les 50 ans de son album culte
Stevie Wonder a célébré à Paris les 50 ans de "Songs in the Key of Life", rejoint par surprise sur scène par Lenny Kravitz. (archives)
Photo: Keystone/AP/MATT ROURKELe légendaire Stevie Wonder a célébré mercredi soir à Paris les 50 ans de son album 'Songs in the Key of Life' lors d'un concert de près de trois heures. Lenny Kravitz l'a rejoint par surprise pour un final devant une Accor Arena en liesse.
Les deux stars ont clos la soirée avec une longue version de 'Superstition', l'un des innombrables succès du musicien américain. Stevie Wonder ne s'était plus produit dans la capitale française depuis près de 20 ans.
À 76 ans, le pianiste, compositeur et chanteur a entamé en Europe une tournée célébrant le demi-siècle de 'Songs in the Key of Life'. Ce double album l'avait installé en 1976 au panthéon de la musique avec des titres comme 'Pastime Paradise', 'As', 'Another Star', 'Sir Duke' ou 'I Wish'.
Entouré d'une trentaine de musiciens et choristes, dont une section de cordes, Stevie Wonder a revisité un album naviguant entre funk, soul, jazz-rock et pop. L'œuvre a profondément marqué plusieurs générations d'artistes.
'J'essaie de rivaliser avec (...) +Songs in the Key of Life+, cela semble musicalement blasphématoire de dire quelque chose comme ça, mais pourquoi ne pas prendre ça comme modèle?', déclarait ainsi le rappeur Kanye West en 2005. Cinquante ans après sa sortie, l'album reste l'une des références majeures de la musique populaire américaine.
Message aux dirigeants
Sur la scène de l'Accor Arena, en duo avec une harpiste ou entouré de son imposante section de cuivres et de claviers, Stevie Wonder a montré que sa voix avait résisté au temps. Il s'est aussi offert une incursion politique avant d'interpréter 'Isn't She Lovely', composé après la naissance de sa fille Aisha en 1975.
'Nous allons célébrer les enfants du monde. C'est la raison pour laquelle nous aimerions dire aux dirigeants des différentes nations d'arrêter leurs conneries', a-t-il lancé au public.
'Je n'ai pas besoin de citer des noms, vous savez de qui je parle', a poursuivi le chanteur. Puis il a retrouvé le ton de la plaisanterie: 'S'ils veulent s'asseoir et discuter de la manière dont une nation doit être dirigée, qu'ils s'adressent à Stevie!'
Après Paris, Stevie Wonder doit poursuivre sa tournée européenne, notamment en Allemagne et au Royaume-Uni. Il regagnera ensuite les États-Unis pour une série de concerts à partir de la mi-novembre.
/ATS