« Le football n'a pas besoin d'empereurs », dit Ceferin
Ceferin s'en est une nouvelle fois pris à Infantino mardi
Photo: KEYSTONE/AP/Giannis Papanikos'Le football n'a pas besoin d'empereurs', a lancé mardi le président de l'UEFA Aleksander Ceferin au président de la FIFA Gianni Infantino.
Le Slovène s'exprimait une nouvelle fois après l'échec du projet finalement avorté d'ouvrir l'instance mondiale aux investisseurs privés.
'Oui, développons-nous, innovons, rendons nos clubs et nos compétitions encore plus performants, mais n'oublions jamais que le football est plus grand que ceux qui le dirigent. Nous en sommes les gardiens, pas les propriétaires. Personne n'a le droit de vendre son avenir', a déclaré le dirigeant de l'UEFA lors de l'assemblée générale des clubs de football européens (EFC) à Copenhague.
'Mes amis, je pense qu'il est temps de dire +ça suffit+'; 'le football n'a pas besoin d'empereurs', a insisté Aleksander Ceferin, en guerre ouverte contre son homologue de la FIFA. Il n'a jamais cité le nom d'Infantino, absent du congrès et représenté par le secrétaire général Mattias Grafström.
Ceferin a comparé Infantino à l'empereur du conte de Hans Christian Andersen 'Les habits neufs de l'empereur'.
'Nous connaissons tous cette histoire. Un empereur est persuadé qu'il porte des habits magnifiques, des habits que, selon lui, seuls les imbéciles ou les inaptes ne pouvaient pas voir', a-t-il déclaré. 'Sa cour fait semblant de croire à cette histoire jusqu'à ce qu'un enfant dise à haute voix ce que tout le monde peut voir: +l'empereur est nu+'.
S'écouter les uns les autres
L'UEFA, dont le président mène la fronde anti-Infantino, envisage de porter plainte pour 'gestion déloyale' contre le patron de la FIFA. Cette infraction est passible de cinq ans d'emprisonnement, mais elle implique de démontrer qu'Infantino a intentionnellement lésé les intérêts de la FIFA.
'Imaginez qu'un de vos cadres supérieurs négocie secrètement la vente d'un de vos joyaux de la couronne, et que votre conseil d'administration, vos joueurs et vos supporters n'en sachent rien. Une fois que vous l'apprenez, que ferait votre conseil ?', a lancé mardi à Copenhague le dirigeant de l'UEFA à propos du projet finalement avorté de Gianni Infantino d'ouvrir l'instance aux investisseurs privés.
Nasser al-Khelaifi, président du Paris Saint-Germain et également président de l'EFC, a déploré que l'on perde du temps à 's'occuper de ces problèmes et de ces questions'. 'Le football fonctionne quand on s'écoute les uns les autres, quand on fait preuve de transparence', a déclaré le Qatari, proche de Ceferin.
/ATS