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L'Iran va porter plainte auprès de la FIFA

19.06.2026 07h14

L'Iran va porter plainte auprès de la FIFA

La fédération iranienne va porter plainte auprès de la FIFA en raison des restrictions qui lui sont imposées

Photo: KEYSTONE/AP/Gregory Bull

La Fédération iranienne va porter plainte auprès de la FIFA en raison des 'restrictions' qui sont 'imposées' à son équipe pendant le Mondial 2026.

Selon elle, ces restrictions empêchent la 'Team Melli' d'aborder sereinement son prochain match contre la Belgique, a annoncé un responsable de la sélection jeudi.

Déjà échaudée par le refus des Etats-Unis de délivrer des visas à certains membres de son encadrement pour le tournoi, l'équipe se plaint désormais de n'être autorisée à arriver à Los Angeles 'qu'un jour avant le match', au lieu de deux comme elle l'a demandé.

Ces 'restrictions sont contraires au principe d'égalité des conditions pour toutes les équipes participantes et risquent de nuire à la préparation', a argué ce responsable dans un communiqué. 'Par conséquent, la fédération exprimera officiellement son mécontentement et déposera une plainte officielle auprès de la FIFA par les voies appropriées', a-t-il ajouté.

Contactée par l'AFP, la FIFA n'avait pas immédiatement réagi.

Lundi, après le nul (2-2) concédé par l'Iran pour son premier match contre la Nouvelle-Zélande, déjà à Los Angeles, le sélectionneur Amir Ghalenoei avait estimé que son équipe était 'la plus maltraitée de toute la Coupe du monde'.

Après des mois d'incertitudes liées à la guerre au Moyen-Orient, la 'Team Melli' participe bien au tournoi mais s'est exilée à la dernière minute au Mexique, où elle a installé son camp de base à Tijuana plutôt qu'en Arizona, et a vu les Etats-Unis refuser des visas à une quinzaine de membres de sa délégation.

'La situation se répète'

Malgré ces difficultés, le staff technique a établi un programme prévoyant que l'équipe 'devait arriver dans chaque ville hôte deux jours avant chaque match et regagner son camp de base le lendemain de la rencontre, afin d'assurer une préparation technique et physique optimale', a expliqué le responsable iranien.

Mais pour son match contre la Nouvelle-Zélande, la sélection iranienne n'a pu arriver que la veille à Los Angeles et a dû repartir immédiatement après le coup de sifflet final. La star de la Team Melli Mehdi Taremi avait dit que les joueurs n'avaient appris que le jour même qu'ils devaient quitter les Etats-Unis.

Ces propos ont été réfutés par Andrew Giulani, directeur du groupe de travail de la Maison Blanche sur l'organisation du Mondial, qui a affirmé que tel était le programme prévu pour l'équipe iranienne depuis le début. 'Nous avions clairement indiqué que telle était la procédure', a-t-il affirmé.

Et d'insister: 'l'équipe sera autorisée à entrer dans le pays la veille du match. On lui demandera de quitter le territoire après le match, c'est-à-dire le soir même (...) à Los Angeles et à Seattle' où l'Iran jouera son dernier match contre l'Egypte le 26 juin.

'La même situation se répète aujourd'hui avant le deuxième match de l'Iran contre la Belgique', a encore déploré le responsable iranien. L'équipe avait réclamé de pouvoir arriver dès vendredi à Los Angeles, afin de pouvoir s'acclimater pour ce match prévu dimanche à midi, heure locale. Mais cette 'demande a une nouvelle fois été rejetée', selon le communiqué.

/ATS