Enseignants bâlois et soleurois divisés sur le français au primaire
Les cantons de Bâle-Ville, Bâle-Campagne et Soleure ont mené une vaste enquête sur l'enseignement du français, et aussi de l'anglais, à l'école primaire (image symbolique).
Photo: KEYSTONE/GAETAN BALLYAlors que l'enseignement précoce du français à l'école primaire fait débat outre-Sarine, les deux Bâle et Soleure ont sondé leur corps enseignant. Sauf à Bâle-Ville, la préférence va au report du français de la 3e primaire (5e HarmoS) à la 5e primaire ou au secondaire.
Dans le canton de Soleure, 51% des enseignants de langues étrangères et directeurs d'école interrogés veulent repousser l'apprentissage de la langue de Molière, selon une étude publiée jeudi et mandatée par le canton de Bâle-Ville. Un avis partagé par 49,6% des sondés de Bâle-Campagne.
Contrairement aux cantons voisins, Bâle-Ville compte une courte majorité (51%) favorable du maintien du français en 3e année du primaire, contre 41% pour un report. Le modèle actuel d'apprentissage précoce reste tout de même soutenu par 43,2% des sondés de Bâle-Campagne et 42,9% du canton de Soleure.
Actuellement, les élèves de ces trois cantons commencent le français en 3e année du primaire et l'anglais en 5e. Ces cantons ont réalisé une enquête qui doit servir de base aux débats politiques en cours.
/ATS