Jan Cadieux: « Nous voulons que les gens soient fiers de nous »
Peu de choses ont changé pour Jan Cadieux
Photo: KEYSTONE/CLAUDIO THOMALe sélectionneur Jan Cadieux a bien surmonté le choc initial provoqué par le licenciement de son prédécesseur, Patrick Fischer. Et pour lui, seule l'équipe compte.
'Un choc pour tout le monde', voilà comment Jan Cadieux a qualifié le licenciement de Patrick Fischer, survenu il y a trois semaines à la suite de l’affaire du faux certificat covid. A ce moment-là, il s’est dit: 'Tout ce que nous avons vécu ensemble, tout ce que Fischi a apporté à l’équipe, la culture et les valeurs qu’il a instaurées, ce sont des bases solides. Je respecte énormément cela. Je sais que je peux compter sur lui si j'ai besoin de quelque chose, et inversement.' Mardi encore, Cadieux a appelé Fischer, mais il n’a pas précisé s’il ferait de même pendant le Championnat du monde.
Peu de choses ont changé
Cadieux bénéficie non seulement de ces bases solides, mais aussi du fait qu’il faisait déjà partie du staff en tant qu'assistant de Fischer lors de la médaille d’argent remportée au Championnat du monde l'an dernier à Stockholm, ainsi que cette année aux JO de Milan. 'Au final, c’est tout un staff, ce n’est pas l’affaire d’une seule personne.' Fischer était très doué pour déléguer les responsabilités. De plus, il croit à 100% au système de jeu mis en place. Au final, peu de choses ont changé.
De toute façon, Cadieux vit l’instant présent. Pour lui, la seule chose qui compte, c’est de créer, avec le staff, les conditions permettant à l’équipe de donner le meilleur d’elle-même et de profiter pleinement de ce Mondial à domicile, c'est vraiment extrêmement important pour lui. 'A la fin, le coaching est quelque chose qui vient du cœur, explique-t-il. Le plus important, c’est de rester soi-même.'
A la question de savoir quand il considérera que le tournoi comme étant réussi, Cadieux lance: 'Nous ne parlons ni du nombre de victoires ni de la médaille d’or. Nous voulons que les gens soient fiers de nous, que nous puissions nous regarder dans les yeux et dire que nous avons donné le meilleur de nous-mêmes, car nous ne pouvons pas contrôler nos adversaires.'
Kurashev, le point d'interrogation
Pour le coup d'envoi vendredi soir à 20h20 contre les Etats-Unis, tenants du titre, Cadieux alignera sept défenseurs et douze ou treize attaquants. Philipp Kurashev, qui séjourne en Suisse depuis quelques jours déjà, a subi de nouveaux examens à l’hôpital mercredi après-midi. Cadieux espère avoir des précisions quant à une éventuelle participation de l’attaquant des San Jose Sharks. Kurashev pourrait-il se joindre à l'équipe en cours de route? 'Pour assurer la meilleure stabilité possible au sein de l'équipe, il ne serait pas bon d'attendre trop longtemps', précise le sélectionneur.
Si l'on se base sur l'entraînement de mercredi matin, Attilio Biasca et Nicolas Baechler sont actuellement les deux attaquants surnuméraires. Les trios offensifs étaient composés de Timo Meier, Nico Hischier et Théo Rochette; Pius Suter, Denis Malgin et Sven Andrighetto; Christoph Bertschy, Calvin Thürkauf et Nino Niederreiter; Simon Knak, Ken Jäger et Damien Riat. Cadieux a souligné qu’il croyait en la concurrence: 'C’est un processus quotidien. Je ne veux pas que quelqu’un pense avoir atteint son but simplement parce qu’il figure dans l’alignement.'
Qu'en est-il des gardiens? 'Tous les trois ont prouvé qu'ils pouvaient être le numéro un', a répondu Cadieux sans dévoiler son jeu. Malade, Reto Berra n'était toutefois pas présent mercredi matin.
/ATS