Économie

Le pétrole grimpe en l'absence de progrès sur le détroit d'Ormuz

27.04.2026 14h47

Le pétrole grimpe en l'absence de progrès sur le détroit d'Ormuz

Les cours du pétrole progressaient lundi, après un week-end marqué par l'annulation de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. (archive)

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

Les cours du pétrole progressaient lundi, après un week-end marqué par l'annulation de nouveaux pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. L'incertitude sur les discussions fait craindre une quasi-paralysie prolongée du détroit d'Ormuz.

Peu avant 13h00, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en juin, s'appréciait de 1,31% à 106,71 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), pour livraison le même mois, gagnait 1,01% à 95,35 dollars. Le président américain, Donald Trump, a annulé samedi le déplacement prévu au Pakistan de son gendre Jared Kushner et son envoyé spécial Steve Witkoff.

'J'ai dit que nous n'allions plus faire' de négociations directes avec l'Iran, a déclaré dimanche M. Trump, avant de lancer à l'intention des Iraniens: 's'ils veulent parler, ils peuvent venir vers nous, ou ils peuvent nous appeler'. Le ministre iranien des Affaires étrangères a accusé lundi les Etats-Unis d'être responsables de l'échec des pourparlers de paix au Pakistan 'en raison d'exigences excessives'.

D'après le média américain Axios, pourtant l'Iran a transmis aux Etats-Unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d'Ormuz et mettre fin à la guerre, et, à une date ultérieure seulement, de négocier sur le dossier nucléaire. Mais sans accord, le déficit de l'offre pétrolière s'accroît, et sur le marché pétrolier 'on ne croit plus à un accord de paix rapide ni à la prompte réouverture du détroit d'Ormuz', affirme Arne Lohmann Rasmussen, analyste chez Global Risk Management.

'L'absence de progrès signifie que le marché se resserre de jour en jour, ce qui oblige les prix du pétrole à se réajuster à la hausse', expliquent les analystes d'ING. Si une réouverture du détroit d'Ormuz n'a pas lieu avant juin ou juillet, 'le risque devient important de voir surgir une véritable crise', précise Ole R. Hvalbye de SEB.

'La demande pétrolière mondiale a peut-être déjà diminué de près de 5% (5 Mb/j) selon le groupe Gunvor', souligne l'analyste, ce qui 'équivaut à une réduction directe de l'activité économique'.

/ATS