Économie

Reyl Intesa Sanpaolo supprime 10% de son effectif en Suisse

20.02.2026 16h30

Reyl Intesa Sanpaolo supprime 10% de son effectif en Suisse

La banque ne précise pas les régions qui sont touchées (archives).

Photo: KEYSTONE/MARTIAL TREZZINI

L'ancienne banque genevoise Reyl, passée fin janvier entièrement en mains du groupe italien Intesa Sanpaolo, se séparera d'une trentaine de ses 300 collaborateurs d'ici fin mars. Le type de postes et les régions concernées ne sont pas précisés.

Ces réductions d'effectifs sont destinées à 'restaurer la profitabilité et le rendement' de l'établissement, indique un porte-parole à l'agence AWP, confirmant une information publiée vendredi par le journal L'Agefi.

Les employés concernés bénéficieront d'un plan social et de licenciements collectifs 'conforme aux pratiques du marché', incluant des indemnités de licenciement, un plan de réinsertion professionnelle et un soutien psychologique.

Cette mesure n'aura aucune incidence sur les opérations, ajoute la banque.

Cette mesure intervient après la prise de contrôle entière fin janvier de l'établissement genevois par Fideuram - Intesa Sanpaolo Private Banking. La filiale de gestion de fortune du groupe transalpin, qui avait pris au printemps 2011 une participation de 69% dans Reyl, a racheté les parts restantes à l'actionnaire historique François Reyl, ainsi qu'à trois ex-associés de la banque privée, qui ont dans la foulée quitté leurs fonctions.

Cette transition met un terme à une aventure familiale lancée en 1973 par Dominique Reyl, père de François. La banque a traversé quelques turbulences ces dernières années et a fait beaucoup parler d'elle durant l'affaire Cahuzac.

En avril 2013, la banque avait reconnu avoir facilité la fraude fiscale de clients français, dans un dossier lié à l'affaire de l'ancien ministre français du Budget, Jérôme Cahuzac. Directeur général entre 2008 et 2024, François Reyl avait été condamné en France à un an d'emprisonnement avec sursis et 375'000 euros d'amende.

En avril dernier, la Finma a ouvert une enquête autour de multiples 'faiblesses' en matière de lutte contre le blanchiment d'argent et de contrôle de clients dits à risque. Des centaines de millions liés à des autocrates d'Asie centrale ou encore à des personnalités politiquement exposées en Russie auraient transité par des comptes gérés par Banque Reyl, selon des documents publiés par un consortium de journalistes.

/ATS