Économie

Glencore et Rio Tinto renoncent à leur projet de fusion

05.02.2026 17h08

Glencore et Rio Tinto renoncent à leur projet de fusion

Glencore a estimé que les termes de l'accord n'étaient pas dans l'intérêt de ses actionnaires (archives).

Photo: KEYSTONE/URS FLUEELER

Le géant minier zougois Glencore et son concurrent anglo-australien Rio Tinto ont annoncé jeudi la fin des discussions sur leur projet de fusion, qui aurait donné naissance à la plus grande entreprise du secteur, un an après l'échec de précédents pourparlers.

'Rio Tinto ne considère plus une éventuelle fusion ou autre opération de rapprochement', écrit le groupe dans un communiqué, une annonce dont Glencore a dit 'prendre note' dans un message séparé.

'Les parties n'ont pas réussi à s'entendre sur les modalités d'un regroupement', ajoute la firme zougoise. Les principales conditions de l'offre potentielle prévoyaient que Rio Tinto conserve les fonctions de président et de directeur général. La participation de Glencore dans la société fusionnée 'sous-évaluait considérablement sa contribution relative sous-jacente', peut-on encore lire.

'Nous avons conclu que l'acquisition proposée selon ces conditions n'était pas dans le meilleur intérêt des actionnaires', ne valorisant pas suffisamment l'activité cuivre, notamment.

Après cette annonce, le titre Glencore a dévissé de plus de 10%.

Glencore, basé en Suisse mais coté à Londres, est actif dans plusieurs métaux stratégiques, en particulier le cuivre, le nickel, le cobalt ou encore le charbon. C'est aussi un poids-lourd du négoce de matières premières. Rio Tinto, coté à Londres et Sydney, extrait minerai de fer, cuivre, aluminium ou encore lithium.

De précédentes discussions pour un rapprochement avaient échoué il y a un an en raison de divergences entre les deux géants.

La reprise de pourparlers a été rendue publique début janvier. Rio Tinto avait jusqu'au 5 février pour proposer une offre d'acquisition.

Un rapprochement Glencore/Rio Tinto, sous forme éventuelle d'une fusion entièrement en actions, aurait fait émerger une compagnie valorisée à 260 milliards de dollars (201,8 milliards de francs).

/ATS